les lacs (brouillon)

(…)

Les flots qu’elle laisse derrière le calme plat les tourbillons sous le lac la faune placide et les algues à peine, elle a emporté sa tempête et lâché les saumons au delà du barrage, remontée à la source elle l’a trouvé vivante mais définie alors décevante.

Son orage était plus grand; trouver une plaine à orage, des arbres à déraciner une mer à déchainer, elle l’a trouvée

et comprit qu’elle venait des lacs

quand on explose dans un lac, on n’est rien face à la mer.

Sa tempête a rapetissé, à défaut de s’apaiser, alors elle tricote ses calmes et sa petite tempête, trouve des marins à bercer de ses vaguelettes quand ils sont fatigués des grandes tempêtes.

le lac l’appelle à l’occasion, mais sous la surface lisse les herbes rassurantes elle sait l’eau noire et l’oeil du mérou vide qui la regarde enviant ses aventures de haute mer et elle s’attriste de n’avoir jamais vraiment quitté le port.

 

Comment pourrait elle dire que cet oeil de mérou l’enchaine, elle est née lac, voudrait être fière des lacs, mais aussi fière des tempêtes, alors le soir elle berce les marins du port quand il sont entre deux départs.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s