figue

Cela fit comme une vague.

la tête qui se tourne très lentement, la peau qui se soulève délicatement, et la main cette main qui tout doucement comme caresse le visage et les petits affaissements, les petits creux, le fin duvet et la pommette, saillante, un peu résistante, la pommette un peu plus dure que tout le reste et même que dans le souvenir, la pommette oui qui résiste, qui en résistant entraine le mouvement de la tête qui part à droite, ce mouvement juste un petit peu trop lent et la pommette comme, comme un fruit mûr, un fruit, une figue, tu vois cette figue en été que tu presses amoureusement de tes deux pouces, ce fin duvet que tu presses pour le faire éclater pour qu’apparaissent la chair et ces milliers de petites fibres pulpeuses, juteuses et toute cette gamme de couleur du brun au violacé et le souvenir de ce sourire joyeux à la vue de cette chair qui éclate tandis que la tête continue son mouvement toujours un peu trop lentement, cette figue juteuse au soleil que tu mords à pleine dent et le jus qui se mêle à la salive coule sur la langue qui fait ce mouvement de vague pour avaler goulument et laper le liquide chaud mêlé au goût du sang.

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